
Les producteurs de musique ont profité du Midem (Marché international de la musique) pour remettre sur le tapis la question de l’allongement de la durée des droits. Aujourd’hui en France, la durée de ces droits pour les artistes et producteurs est de 50 ans.
A titre d’exemples, de nombreux enregistrements de Johnny Hallyday, Charles Aznavour, Leo Ferré ou encore Yves Montand sont déjà tombés dans le domaine publique. «A Noël, on a pu voir une grande enseigne de la distribution offrir à ses clients, 500.000 CD avec douze chansons de Brassens tombées dans le domaine public», s’énerve Pascal Nègre, patron d’Universal.
Dans les années à venir, de nombreuses chansons de Dalida, Sacha Distel, Serge Gainsbourg, Barbara, Eddy Mitchell ou encore Claude Nougaro qui vont se retrouver en «fin de droits».
Les producteurs estiment que c’est le patrimoine de la musique française qui est en jeu. Le droit américain a déjà réglé cette question en protégeant les disques pendant une durée au moins égale à 95 ans à partir de leur première année de publication.
Ce dossier est entre les mains de l’Union européenne, seule habilitée à prolonger ces droits. Les maisons de disques demandent à ce qu’ils soient portés à 70 ou 80 ans. Mais pour le moment, les négociations sont au point mort.
A SUIVRE ...


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